La fête est belle et bien finie

Ce 20 octobre 2017, Orelsan présentait son troisième album solo. 6 ans après « Le chant des sirènes », on s’attendait à une nouvelle révélation musicale mais malheureusement cette oeuvre n’est pas à la hauteur des attentes. Même si aux premières écoutes on peut y adhérer, il serait étonnant de voir l’album s’inscrire dans l’histoire du rap.

Les premières chansons annonçaient un album très réussi, avec un retour du rappeur et de son style pessimiste tant apprécié. « San », « La fête est finie » et « Tout va bien », seront probablement les titres écoutés le plus longtemps en rapport au registre qui reste le même que dans les précédents albums. Sans oublier « Quand est ce que ça s’arrête » un peu plus bas dans la liste, aussi en lien avec le style habituel et demandé pour ce nouvel album.

Mention spéciale pour « Défaite de famille » (le jeu de mot relève déjà du génie), qui dégage certes un discours intéressant mais qui ne peut vraiment être appréciée dans n’importe laquelle des situations. De plus, « Paradis » qui se rapproche de « Suicide Social » (2011), où Orelsan dépeint un monde désastreux et répugnant entrecoupé du refrain qui apporte un peu de baume au coeur de par sa musicalité et sa simplicité.

Les feats dans cet album sont certes intéressants mais restent décevants. Dans « Christophe », seule la partie d’Orelsan est acceptable (et encore la chanson reste assez mauvaise), sans parler du couplet de Maitre Gims qui est, de manière ironique, d’une profondeur textuelle à couper le souffle. « Zone » aurait été le meilleur titre si elle ne terminait pas sur ce style américain avec cet artiste inconnu, le duo avec Nekfeu était tellement demandé il est dommage de l’avoir gâché avec ce troisième homme. Finalement « La pluie » avec Stromae, duo déjà exploré dans le passé mais peut être dans ce cas ci un mauvais choix de ne lui avoir accordé que le refrain, en sachant le talent d’écriture qu’a montré l’artiste belge dans ses albums.

Pour conclure, une oeuvre avec des bons titres comme des mauvais, sans cependant mentionner « Bonne meuf », pire chanson de l’album relatant plus de l’erreur artistique que du génie. Pour faire le bilan, cela reste en dessous du niveau auquel Orelsan avait habitué son public. Des choix étonnants et discutables, des feats intéressants mais mal utilisés. Où simplement et basiquement, que l’incompréhension est en lien avec le fait que nous n’avons pas les bases.

L. Cohen

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