L’écriture inclusive, ou la mort de la langue française

L’écriture inclusive, hormis le fait qu’elle a pour but de « féminiser » la langue, ce qui est certes un combat honorable en soit, veut aussi qu’on mentionne à chaque fois les deux sexes dans la rédaction écrite (mais peut-être bientôt orale). Cela donnerait donc: « ils·elles aiment être heureux·euse·s » au lieu de « ils aiment être heureux ». Bien entendu ce combat est vain puisque démuni de sens, le simple fait d’essayer de le défendre montre déjà l’absurdité du projet. La seule conséquence que cela aura, sera l’augmentation du « ras-le-bol » intégral envers les féministes, et bien plus important la destruction immédiate du français comme langue universelle.

Aujourd’hui la femme se sent attaquée par le fait que « le masculin l’emporte sur le féminin », et dirait même que cela aurait des répercussions directes sur sa manière d’appréhender la vie. Car si une étudiante échoue à l’université, ce n’est pas du tout en lien avec son manque de travail; de la même manière que si un homme bat sa femme (ou une femme en général), n’est pas du tout en lien avec le fait qu’il soit mentalement malade; mais tout simplement à cause de la grammaire dont la langue française est faite.

Les féministes trouvent cela injuste qu’on ai donné les métiers comme « docteur », « médecin », ou encore « auteur », au sexe masculin alors qu’une femme peut elle aussi réussir dans ces domaines. Mais au lieu de réfléchir dans le même sens que le mot « journaliste » ou « ministre », qui sont épicènes (sans connotation), elles préfèrent accuser cela de machisme et de réduction de la femme. Cependant, il est étonnant de ne pas voir les féministes se battre pour des métiers comme « éboueur », « chauffeur » ou encore « plombier », alors certains métiers vaudraient la féminisation aux yeux de ses porteuses d’égalité mais d’autres ne mériteraient pas qu’une femme y mette les pieds.

La féminisation des mots de la langue française se doit d’être réalisée, mais cela ne veut pas dire qu’il faut en arriver à des extrêmes comme la destruction de toute la culture française dépeinte à travers sa langue. Si l’Académie Française a elle-même prit la peine de s’y opposer, et que le premier ministre Edouard Philippe a banni l’écriture inclusive des textes officiels, il ne faut pas y voir une décision machiste, mais un simple respect du travail qui leurs a été demandé, c’est à dire protéger l’image de la France et sa culture.

Peut-être faudrait-il d’abord mettre la priorité sur les violences faites aux femmes, les harcèlements sexuels, ou encore les inégalités salariales dont les femmes sont victimes dans certains domaines, plutôt que de se focaliser sur une simple règle de la langue française. Et probablement que quand tous ces problèmes cités précédemment seront résolus, alors les féministes, et les rationalistes, comprendront que l’écriture inclusive est un combat puéril qui n’a aucun sens et aucune répercussion positive.

A la langue française, langue universelle et plus belle langue du monde.

L. Cohen

2 commentaires sur “L’écriture inclusive, ou la mort de la langue française

  1. Bon jour,
    – « Aujourd’hui la femme se sent attaquée  » : les féministes (et j’écris en connaissance de cause, je bosse exclusivement avec des femmes)
    En fait, j’apprécie plus particulièrement cet article. 🙂
    Max-Louis

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