Abrahm, l’étoile montante de la musique électro

Nous vous présentons aujourd’hui un jeune DJ venant d’un horizon qui se voit connaître au fil des années un engouement grandissant auprès de tous les adeptes du monde de la nuit bruxelloise. D’ailleurs, il est peu probable que le nom “Abrahm” vous soit inconnu si vous êtes un inconditionnel de la musique électro. Ce DJ d’à peine 18 ans est l’étoile montante du moment, s’étant déjà produit à travers les quatre coins du globe et connaissant un succès impressionnant grâce au soutien remarquable de son public. De la même manière qu’un écrivain utilise sa plume, “Abrahm” enchaîne les vinyls et les “tracks” tout en nous racontant son histoire.

A quel moment avez-vous compris que votre place était dans le monde de la nuit ?

Tout d’abord, mon premier contact avec la musique électro fut complètement par hasard. A l’âge de 14 ans, alors que je prenais des cours d’anglais et de chinois. Je vis un garçon transporter avec lui une chose que je n’avais encore  jamais vu: une platine vinyl. Il faut dire qu’à ce moment là, j’étais plus intrigué par l’originalité de l’objet que par son réel fonctionnement. Quand j’ai compris à quoi cela servait, je lui ai demandé de me donner quelques cours de “DJing”. C’est après m’être familiarisé avec les bases que j’ai décidé de plonger dans ce monde dont j’étais tombé amoureux. Mais mon réel coup de foudre artistique fut le jour où j’ai regardé pour la première fois un live entier du festival Tomorrowland: le plus grand festival électro du monde entier. 400 000 festivaliers sur 2 week-ends. Ce fut pour moi l’élément déclencheur, et comme on pourrait le dire: “the rest is history”.

Un tel succès à un si jeune âge, est-ce que vous l’aviez imaginé ?

Ne faisant pas partie du top mondial, j’ai l’habitude de faire les choses méticuleusement mais sans trop me prendre au sérieux. Je reste certes professionnel mais je garde les pieds sur terre. Je suis quelqu’un qui réussit très bien à gérer la pression et les momemtum de ma petite carrière. Je fais mon petit bout de chemin sans attendre quelque chose d’énorme. Je sais que si je continue d’entretenir ma fougue de jeune DJ et que je reste efficace sur scène, les astres s’aligneront tôt ou tard et me permettront d’atteindre des objectifs encore plus grands que prévus.

Etes-vous parfois jalousé par certains DJ’s qui après plusieurs années de travail n’arrivent toujours pas à se produire dans les mêmes lieux que vous ?

Tout comme le monde de l’entreprise, le monde de « DJing » est un monde de requins. Il faut être bien entouré et très lucide! J’ai débuté mes premiers DJ sets (prestations) à l’âge de 16 ans. Autour de moi, il y avait des dj’s expérimentés mais qui pour la plupart n’avaient ni fraicheur ni talent. Je les voyais plus comme des bouches-trous que comme des artistes reconnus. Donc je comprenais leurs réactions, en me voyant ils étaient jaloux, frustrés ou encore insultants car ils voyaient un jeune garçon aux platines. Bien entendu, sans se soucier du temps que je passais en studio pour ma musique, sans prendre en compte le fait que j’entretenais une bonne hygiène de vie contrairement à eux et que j’éprouvais une passion pour mon art si grande que j’arrivais à rendre heureux mon public à chacune de mes prestations.

Quels bénéfices en avez-vous tirés ?

La musique m’a tout simplement permis de me libérer et de m’exprimer. Avant cela, mes relations avec le monde extérieur étaient plus restreintes. Socialement, j’avais du mal à m’intégrer dans une société où l’on ne recherche que des gens beaux et bien habillés. Bref, des gens bankables. Le jour où j’ai commencé à faire danser des foules de 500, 1000 ou même 5000 personnes, beaucoup de choses ont changé, et heureusement en bien. J’avais une plus grande confiance en moi, plus d’assurance et j’étais épanoui car des gens me respectaient pour ce que j’accomplissais dans ce monde qui est le mien. J’ai pu rencontrer des gens de plusieurs milieux différents, que ce soit au niveau social ou ethnique, voyager aux 4 coins du globe et aussi enrichir mon cercle d’amis. Financièrement, les revenus ne sont pas mirobolants mais me permettent amplement de continuer à investir dans du meilleur matériel et de pouvoir mettre un peu de côté.

Avez-vous déjà prévu de futures dates importantes pour cette année 2018 ?

Oui je décolle dans quelques jours pour la Colombie. Je fais un tour de plusieurs villes où j’aurai la chance de me produire. La première étape sera à Bogota ensuite Medellin et enfin Cartajena. Plusieurs dates à Tel Aviv seront annoncées pour mars, avec de grosses têtes d’affiche. Aussi, je me produirai cet été à un festival de 10000 personnes dans le Brabant wallon. J’ai failli oublier, mais fin de ce mois-ci, je retourne aux sources pour jouer à Bruxelles dans un ancien club réaménagé depuis peu, le Claridge. J’ai hâte de revoir tous les clubbers bruxellois et partager un moment mémorable avec eux.

Merci à “Abrahm” de nous avoir accordé cet entretien. Au vu de son succès et l’euphorie qu’il créé à chacun de ses passages, n’attendez pas pour prendre vos places à ses prochaines prestations. En espérant que ce jeune DJ arrivera bientôt sur les plus grandes scènes pour avoir la chance de partager son art avec le monde entier.

L. Cohen

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