Deep Down East, la prochaine étape de la techno bruxelloise

Yéléna Matuziak, une jeune belge venant à peine de passer la majorité, a eu comme folle idée d’organiser en Octobre dernier son propre style d’événement. Son domaine de prédilection est le monde de la nuit, où la jeune entrepreneuse organisa la toute première édition de “Deep Down East (DDE)”. Le projet est simple, une ambiance techno avec des DJ venus spécialement de l’Est, et d’ailleurs, pour une soirée exceptionnelle. DDE fut d’ailleurs chaleureusement accueilli par le public bruxellois, puisque environ 400 personnes se sont déplacées pour vivre cette nouvelle expérience unique.

D’où vous est venue l’idée Deep Down East ?

L’idée m’est venue en rentrant d’un voyage humanitaire en Moldavie. J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs artistes moldaves lors d’un séjour dans une auberge de jeunesse de la capitale (Chisinau). J’ai appris qu’ils avaient créé leur propre label (REAREC) et qu’ils se produisaient dans la même auberge que celle où je résidais puisqu’elle offrait un rooftop et une ambiance des plus attrayante. J’ai directement apprécié leur concept, et suis restée en contact avec eux après être rentrée en Belgique. Et c’est à la suite d’une discussion avec mon ami Abrahm que je me suis dis qu’il manquait cette ambiance au monde de la nuit bruxellois. J’ai alors pris contact avec une des boites, ai présenté le projet fou de faire venir un dj moldave, totalement inconnu de nos soirées, pour une soirée exclusive à Bruxelles. Nous avons donc accueilli Holchin, qui a déjà eu l’occasion de se produire dans des clubs à Moscou, Bucarest et bien évidemment à Chisinau.

D’où vient le nom ?

“Deep” et “Down” font références au monde underground de la techno et je voulais également  faire passer ma culture, mes origines polonaises, dans le concept d’où le côté “East”.

Quels sont les éléments qui rendent votre projet différent des autres ?

Je dirai que l’on se différencie en faisant venir des DJ de pays différents avec des cultures différentes. Je pense que l’idée de faire venir à chaque édition des artistes de pays étrangers nous permettra de créer une atmosphère unique pour chaque édition.

Avec quelles personnes avez-vous travaillé ?

J’ai travaillé, et travaille toujours, avec mon équipe de promotion, elle est composée d’une dizaine de jeunes qui viennent tous de milieux très peu similaires car c’est un peu le but principal du concept, rassembler des gens de milieux opposés autour d’un style musical particulier qu’on ne peut pas vraiment catégoriser. J’ai également travaillé avec des artistes bruxellois; Lexx (résident des soirées On) et Abrahm qui est notre résident et qui a la chance de se produire un peu partout dans le monde.

Qu’avez-vous pensé de cette première édition ?

J’ai été très contente de voir que des gens sont venus alors qu’ils n’étaient pas touchés directement par les promoteurs et qu’ils n’étaient pas non plus des clients habituels de cette boîte. On a réussi à rassembler un bon public, avec une moyenne d’âge qui variait entre 17 et 25 ans ce qui n’est pas habituel pour l’endroit. J’ai surtout été très fière d’avoir pu accomplir ce projet avec mon équipe et cette première édition m’a tout simplement donné envie de continuer.

Quels bénéfices en avez-vous tirés ?

Parlons nous de ce que cela m’a apporté ou rapporté ? *rires* Du côté personnel, cela m’a permis de prendre confiance en moi, le fait que ça ai été une réussite me donne envie de continuer et d’améliorer encore les choses à l’avenir. Concernant les revenus, je dirai simplement que ça m’a rapporté suffisamment pour me permettre d’investir dans une seconde édition.

Alors à quand une deuxième édition, comptez-vous garder le même projet de soirées ?

La prochaine édition va bientôt être annoncée sur notre page Facebook. Nous avons pris contact avec un nouveau club, plus underground, qui reflète bien l’état d’esprit du concept. Je peux aussi vous dire que notre nouvelle équipe est prête (nouveau photographe, nouveaux artistes), et que l’événement est bien plus important pour cette seconde édition. Je vous annonce également que nous aurons la chance d’accueillir en exclusivité une artiste française, Mila Dietrich, qui a un répertoire plus axé sur l’acid techno et la minimale. De plus, nous avons comme projet d’importer le concept à Louvain-la-Neuve, ville étudiante très connue pour ses soirées universitaires. Il n’existe pas de soirée similaire à la notre dans la ville donc nous espérons apporter de la nouveauté et que celle-ci soit bien accueillie.

Merci à la jeune Yéléna Matuziak de nous avoir accordé cet entretien. DDE arrive bientôt et promet déjà d’être un événement des plus marquants, alors à tous les adeptes de nouvelles expérience, voilà un projet qui pourrait vous intéresser! En espérant que la soirée à venir soit des plus réussie et que le concept “Deep Down East” éblouisse bientôt un autre pays que la Belgique.

L. Cohen

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