Damso, cible inutile du féminisme

Depuis 4 mois que la polémique fait rage, les lobbies féministes sont finalement arrivés à leurs fins en faisant interdire Damso comme représentant artistique de la Belgique pour la coupe du monde 2018. A la grande tristesse d’un public ravi de voir le rappeur choisi quelques mois plus tôt, le 9 mars fut annoncée la décision de l’Union Belge de mettre un terme à cette collaboration.

La cause ? Des textes misogynes et encourageant la violence auprès des jeunes, en résumé, tous les ridicules clichés sur le monde du rap. Cependant, il est dommage que les détracteurs de Damso n’aient pas pris en compte le fait que dans le cadre de l’hymne des Diables Rouges, le rappeur avait pris conscience de sa responsabilité de rassembler son royaume.

A l’évidence, le but de cette interdiction devait montrer l’exemple que de tels discours ne peuvent plus être tolérés aujourd’hui. En revanche, même si le féminisme pense avoir gagné ce combat, la victoire n’aura jamais eu un goût aussi amère.

Le public montre son insatisfaction la plus totale, et cette censure a sûrement accentué la réticence et le mépris envers la cohérence du combat féministe qui a malheureusement ciblé la mauvaise personne. Car dans cette affaire, les plus grands perdants seront les femmes défendant une lutte d’égalité très respectable et sachant faire la différence entre narration de faits réels et actes misogynes inacceptables.

Après cette annonce, le rappeur bruxellois publia un extrait d’un nouveau titre exceptionnel, Humains, et annonça pour le 15 juin la sortie de son troisième album, Lithopédion. Ce malencontreux malentendu lui aura au moins permis de bénéficier d’une publicité gratuite et d’accroitre l’impatience de son public pour l’arrivée  de son nouvel album.

L. Cohen

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