Moise – Acte I, Scène II

SCENE II – MOISE, SEPHORA

 

MOISE

Sephora ! Sephora !

SEPHORA

.                                  Que veux-tu mon époux ?

MOISE

Te souviens-tu le jour où ces quelques voyous,

Ont attaqué tes sœurs pour voler vos brebis,

Ces barbares mauvais que j’ai chassés du puit.

SEPHORA

Comment puis-je oublier ? Ce héros inconnu,

Qui a pris la défense de mes sœurs abattues,

Par d’infâmes brigands sans honneur ni courage,

Depuis lors tu devins l’homme de mon mariage.

Un signe cela était, voire un cadeau du ciel,

Je le pense aujourd’hui, merci ô Eternel !

MOISE

Toi qui le remercies, sache que je l’ai vu,

Rattrapant ma brebis alors un peu perdue,

Une voix m’appela, c’était lui je le sais,

L’Eternel en personne, il est celui qui est.

Je dois partir ô femme, il me l’a demandé,

Dans une ville au loin où mon peuple opprimé,

Subit la tyrannie des Pharaons d’Egypte,

Je ne peux refuser, il faut que je te quitte.

Cette terre recluse, un endroit bien lointain,

Mais viens donc avec moi, ta présence j’ai besoin,

Pour affronter sans peur un homme trop odieux,

Séthi, ce roi tueur des jeunes enfants hébreux.

SEPHORA

Il suffit Moise, tu es devenu fou,

L’Eternel t’a parlé à toi mon cher époux ?

Quel Dieu ferait cela à son humble servant,

En lui faisant quitter, sa femme et ses enfants.

Alors ne crois-tu point à la simple folie,

La fatigue engendrée en cherchant ta brebis,

Pourquoi donc te choisir, alors que tu refuses,

De croire en sa présence, chaque fois tu l’accuses,

De ne jamais agir, pour ou contre les hommes,

Qu’ils soient bons ou mauvais, souviens-toi tes paroles.

MOISE

Excuse mes propos et ma croyance sotte,

L’Eternel m’a parlé…

SEPHORA

.                                       Je ne suis pas idiote.

Cela n’est pas possible, arrête tes blasphèmes,

Ton visage pâlit, y aurait-il un problème ?

MOISE

Tu ne le comprends pas, je me dois de partir,

Cela est mon devoir et il faut l’accomplir,

J’implore ton pardon mais je te le demande,

Aide donc mon combat, sans toi je l’appréhende.

Mon peuple a trop souffert, il faut le libérer,

L’Eternel me l’impose et je dois l’honorer.

SEPHORA

Alors prends le départ mais sans moi tu iras,

Il revient à Moise et non à Sephora,

De quitter sa maison pour sauver les hébreux,

Je demeure à Madian et t’attends en ces lieux.

 

L. Cohen

Moise disponible sur Kindle

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