Moise – Acte I, Scène III

SCENE III – MOISE durant sa traversée du désert

 

MOISE

Maudit soit l’Eternel qui m’ordonne ce rôle,

Pourquoi me choisir moi, cela est-il si drôle,

De me nommer ainsi après ces longues années,

Quand pourrais-je espérer revenir et rentrer ?

Tu m’envoies face à ceux, ces gens qui m’ont béni,

Ces personnes méchantes alors qu’ils m’ont chéri,

Ces Egyptiens mauvais et qui m’ont tout offert,

Je vais ainsi contre eux cela n’est que misère.

Alors que nourrisson ce peuple m’a choyé,

Aujourd’hui tu imposes que j’aille l’affronter.

Cela est si injuste envers le peuple hébreu,

Quatre-cent ans sans moi, où étais-tu cher Dieu ?

Ces anciens serviteurs que tu as honorés,

En leur offrant ainsi une terre sacrée,

Alors pourquoi rester sans montrer aucun signe,

Envers ces gens soumis te rendant pourtant digne.

Si tu es bien divin aide les donc sans moi,

Punis les Pharaons et transmets leurs tes lois.

Libère les hommes, les femmes et les enfants,

Enfin fais les partir retrouver Canaan.

De plus, je m’en vais seul, toi qui m’avais promis,

La présence de celle accompagnant ma vie,

Malgré tous tes pouvoirs et tes nombreux prodiges,

Ne vois-tu pas la peine que ce départ m’inflige,

Tu fis de mon bâton un animal rampant,

Je l’admets, tu prouvas ta force et tes talents,

Mais, j’ai dû pour partir quitter mes êtres chers,

Pour marcher sans compagne à travers le désert.

Me voilà solitaire et aussi bien naïf,

Aller voir ces esclaves alors qu’ils me haïssent,

Exposer mon devoir, moi fils de Pharaon,

L’allié de l’oppresseur, me tuer ils voudront.

Ils me détestent tous et ne veulent de moi,

Comme sauveur sacré suivant Dieu et sa voix.

Mon grand frère Aaron, resté chez les victimes,

Tandis que Moise vivait illégitime,

Aussi, ma chère sœur qui m’a tant protégé,

En me voyant jouir d’un confort usurpé.

J’ai dû abandonner la ville de Madian,

Chacun des êtres chers et bien plus importants,

Que divine demande où Moise va seul,

Sachant que son peuple prépare son cercueil.

Mais que vois-je là-bas ? Ce lieu m’est familier,

Egypte te voilà ! Soit ainsi résiliée,

Moise ne revient que pour une raison,

Libérer les Hébreux du joug de Pharaon.

Je viens défier tes rois, espérons que Séthi,

Se montrera clément et oublie la folie,

Qu’il a connu plus tôt en tous les sacrifiant,

Ces garçons nouveau-nés, chacun fut innocent.

Ils furent arrachés à l’amour de leurs mères,

Pourtant rien ne sortit de la bouche du père,

Quand je lui demandai pourquoi agir ainsi,

Sur son visage sobre un sourire je vis,

Je compris que ce geste, épisode du Nil,

Fut action honorable et réflexion habile.

Je vais face à deux peuples et ne sait point lequel,

Voudra voir ma personne, ô pourquoi Eternel ?

Ce choix est effrayant, je suis dans la faiblesse.

Entre ceux de mon sang et ceux de ma jeunesse.

Redoutons le courroux, des uns comme des autres,

Hébreux ou Egyptiens, le sort n’est pas des nôtres.

 

L. Cohen

Moise disponible sur Kindle

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