La révolte de la nation

Tout d’abord, il ne faudrait pas oublier de remercier notre cher président qui, grâce à son envie de reformer la politique française, en bien ou en mal, ne cesse de jouer ce rôle tant attendu du fédérateur unissant ses sujets. Bien entendu non pas sous son règne, mais bien sous le même drapeau, à savoir : tous unis contre les abus de l’oligarchie. Des métros aux universités, des universités à la concorde, et qui sait, peut-être un jour, de la concorde à l’Elysée. Malgré les tentatives multiples à opposer les Français entre eux, progressivement ces derniers comprennent que le combat n’est pas horizontal, donc entre camarades, mais bien vertical, donc entre tiers état et dirigeants.

Malgré toutes ces grèves et ces manifestations multiples, l’amour de chaque Français envers son prochain est encore loin devant nous, et ces dernières sont rarement défendues par la majorité du fait qu’en général le parti qui en pâti le plus est le peuple. Quand on voit qu’une taxe, accusée d’injuste, ne rassemble que 250 000 personnes alors qu’une victoire de coupe du monde en rassemble un million. N’est-ce pas là les signes d’un combat vain, ou pire, d’une société lassée ?

Mais restons optimiste, l’hexagone annonce-t-il l’avant première d’une révolution ainsi que les premiers pas vers le changement ?

En revanche, il ne faudrait pas non plus tomber dans le désespoir et se rattacher à d’autres dirigeants en devenir. Alors que la France gronde de colère au quotidien, divisée dans la cause mais unie dans la bataille, il ne serait pas impossible que certains opportunistes profitent de l’événement pour à leur tour atteindre le sommet de la pyramide et s’arrêter une fois ce stade acquit. Ne voyez-vous pas se profiler à l’horizon les tribuns actuels, profitant malgré tout de leurs statuts de personnes sacrées, clamant leur appartenance au petit peuple et récoltant les voies dans la promesse de défendre le peu de privilèges restants des humbles mortels.

Enfin, s’il y a bien un problème à augmenter la taxe sur le gasoil c’est que le peuple restera au sein du territoire pour passer ses vacances d’hiver, le privant donc de sa période de calme pour oublier les injustices qu’il subit. Et au vu de cette précarité financière, il en viendrait peut-être même à se dire que son confort étant déjà mauvais, pourquoi ne pas en profiter pour le ternir en allant manifester dehors dans l’espoir de l’améliorer.

L. Cohen

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