Synthèse – Stylistique S3

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1. Définitions

  • Enoncé et énonciation

L’énoncé est un produit linguistique d’énonciation qui requiert un émetteur (sujet parlant) et un récepteur auxquels il faut ajouter une situation de communication (orale ou écrite) pouvant être directe ou indirecte. Il existe deux types d’énonciation, celles visant la communication (la parole) et celles visant l’esthétique (la littérature).

  • Les fonctions linguistiques

La fonction référentielle peut être retrouvée dans des textes descriptifs, elle a pour but de montrer une information sur le monde à travers une phrase assertive.

Il pleut.

La fonction émotive peut être retrouvée dans des textes narratifs, elle a pour but de centrer l’énoncé sur un émetteur manifestant son ressenti dans ses propos à travers une phrase exclamative.

Bon courage!

La fonction conative peut être retrouvée dans des textes polémiques (satire, pamphlets), elle a pour but de centrer l’énonciation sur le récepteur demandant un ordre à travers une phrase interrogative ou injonctive.

Ne devrais-tu pas sortir le chien ?

La fonction phatique peut être retrouvée dans des dialogues (romanesques, théâtraux) et est facile à reconnaitre grâce à l’utilisation de marques typographiques, elle a pout but de créer un contact entre deux personnages à travers des répliques assertives, interrogatives ou exclamatives.

La fonction métalinguistique a pour but de centrer l’énonciation sur le langage lui-même à travers des phrases assertives.

En français on dit un travail mais des travaux.

La fonction poétique peut être retrouvée dans des textes en vers (poème, pièce), elle a pour but de centrer l’énoncé sur la forme esthétique en priorité, quitte à délaisser le sens de la phrase.

  • Les narrations (ne pas affilier à l’auteur!)

La narration hétérodiégétique utilise la troisième personne du singulier et le narrateur est extérieur à l’histoire.

La narration homodiégétique utilise la première personne du singulier mais le narrateur n’est pas le personnage central de l’histoire.

La narration autodiégétique utilise la première personne du singulier et le narrateur est le personnage central de l’histoire, souvent le cas dans une autobiographie.

  • Les focalisations

La focalisation zéro, va de paire avec la narration hétérodiégétique, montre un narrateur omniscient et ayant le don d’ubiquité, il est au courant de tout ce qui se passe, que ce soit en temps, lieux ou pensées.

Un homme monte l’escalier en se demandant quel sera son repas, au 5e étage une femme marche dans son salon avec, dans sa poche gauche, un briquet. 

La focalisation interne, montre le point de vu d’un narrateur étant personnage de l’histoire et par conséquent ne pouvant que voir et savoir ce qui le concerne.

Il se demandait comment réagir mais ne pouvait comprendre la lettre de son ami.

Je me demandais quelle réaction adopter mais je restais mitigé concernant sa lettre. 

La focalisation externe, va de paire avec la narration hétérodiégétique, montre un narrateur pouvant se rapprocher de « l’effet caméra », il ne fait que constater ce qu’il voit mais est incapable d’offrir d’autres informations.

Un homme rentre dans la pièce, il s’approche du professeur, le regarde et le poignarde.

2. Discours et récit

  • Les marques du discours

Le discours exprime la présence de l’émetteur et de son récepteur, l’utilisation de la parole se fait toujours à travers le présent, l’imparfait, le passé composé ou encore le futur. Plusieurs termes de modalisation (un avis, une certitude) peuvent être retrouvés et tous les types de phrases (assertives, exclamatives, interrogatives)  y sont généralement utilisés.

Encore! Il pleut à nouveau, penses-tu que le soleil reviendra demain ?

  • Les marques du récit

Le narrateur n’est pas explicitement présent mais peut malgré tout utiliser la première personne du singulier pour raconter les événements en ayant recours à l’utilisation du passé simple, de l’imparfait ou du plus-que-parfait. L’objectivité est prônée et l’assertion est le seul type de phrase utilisée.

Tous les étudiants de Lettres avaient examen ce lundi, la cloche de l’église sonna quatorze heure, je pris mon manteau et m’en allai affronter mon destin.

3. Les discours rapportés

  • Le discours direct

Il est facilement reconnaissable grâce à ses marques typographiques qui montrent la distance de discours avec l’émetteur. Met en scène une double énonciation bien distincte à travers notamment l’utilisation de verbe introducteur ou concluant.

Alors que je marchais une femme me cria depuis son balcon : « n’avez-vous pas honte ? »

  • Le discours indirect

Les paroles sont rapportées sans marques typographiques et sont introduites dans le discours de l’émetteur, souvent retrouvées dans des subordonnées.

Ce jeune homme marchait alors qu’une femme lui cria depuis son balcon qu’il devrait avoir honte de sa personne.

  • Le discours indirect libre

Forme amenée vers la fin du dix-neuvième siècle, elle est difficilement identifiable car elle mêle le discours direct et indirect sans les distinguer par des marques typographiques. Impose une double actualité avec des transpositions compliquées à voir puisqu’elles ne peuvent que être remarquée grâce à des indices, comme l’utilisation du conditionnel ou de verbes de pensée.

Alors que nous fûmes au restaurant, mon ami me raconta son voyage en Ecosse. Il aurait visité le centre-ville, acheta un kilt et autres emblèmes nationaux, bu un vers de Single Malt dans un bar à whisky. Et à la suite de ce récit, il termina sa bière.

  • Le discours direct libre (forme hybride)

Impose un segment hétérogène à la narration qui relate une pensée mais contrairement au discours direct, il n’y a pas de verbe introducteur ou de marques typographiques.

Alors que je marchais dans la rue, quelqu’un me bouscula, les gens sont impolis.

  • La connotation autonymique (forme hybride)

Durant le discours ou le récit du narrateur, un terme est cité à travers l’utilisation de marques typographiques, cependant il est approprié par le narrateur qui décide de le mentionner.

Mon ami, « le Général », était un héros. 

 

C. Conception

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