La Crème #1 – De Racine à Rostand

Au commencement il n’y avait rien, vint ensuite l’Homme et vint enfin l’art. Bienvenue dans La Crème, la chronique littéraire qui abordera un thème artistique, dans ce cas-ci le théâtre, et le développera au fil de plusieurs épisodes.

Préparez-vous car débutera bientôt un long voyage à travers les portes du temps ! Des dramaturges les plus emblématiques à leurs plus grands chefs-d’oeuvre, la chronique vous fera mieux vous pencher sur ce magnifique genre qui a fait de la littérature française une des plus éminentes de l’histoire. Malgré tout, et étant donné le large éventail que peut proposer l’art de la scène, couvrir entièrement le sujet serait tâche bien compliquée, et peut-être même bien ennuyante, mais pas d’inquiétudes ! La Crème traitera non pas en quantité, mais en qualité, et ce en abordant les plus marquantes productions théâtrales que les dramaturges ont pu nous offrir.

Le but de cette chronique est aussi, dans un espoir utopique inespéré, d’insuffler un attrait envers ce genre délaissé, au plus grand malheur de l’art, en raison des formats alternatifs que propose notre ère. Voici donc, à la suite de cette courte introduction, le plan des sujets qui seront couverts au fil de chaque épisode.

La tragédie classique

Rebaptisé rétrospectivement l’âge d’or de la littérature française, le premier sujet sur lequel La Crème portera sera le classicisme, en commençant par ce genre qu’on ne présente plus, mais qu’on citera malgré tout, la tragédie !

Ayant les Anciens comme maîtres à penser, que ce soit Euripide ou Sénèque pour ne mentionner qu’eux, le siècle de Louis XIV tentera, et non en vain, de rivaliser avec ses prédécesseurs pour proposer un genre quelque peu similaire mais loin d’être identique. Similaire dans le choix des mythes qui furent à nouveaux sources de création, contraire dans la mise en forme de ces derniers. Le vrai défi aura donc été de faire rentrer dans la légende les pièces du dix-septième siècle, malgré l’ombre que leur faisait l’Antiquité.

Si vous quittiez la chronique maintenant, je ne vous haïrai point, mais veuillez rester, les choses pourraient devenir intéressantes. Ah cruels ! Patientez, vous ne m’avez point encore trop lu. Alors qu’on peut s’amuser à intégrer certains vers connus de tous dans notre discours, il faut cependant rendre à César ce qui est à César, et par conséquent rendre à Corneille et Racine ce qui leurs revient. Choix logique peut-être que le mythique duo tragique, simpliste même pour certains, mais obligatoire malgré tout. Et alors que le sujet de ce premier épisode vient d’être révélé, il ne tardera pas non plus à se voir publié.

La comédie classique

Bien que le sujet précédent mettait en priorité le respect absolu des codes de noblesses d’écriture, qui seront abordés, ne vous inquiétez pas, à la prochaine occasion. La comédie mérite elle aussi son épisode et ses explications, notamment sur les différences qui l’oppose à sa grande soeur. En revanche, il faudra laisser de côté la notion mythologique de l’un et rappeler par la même occasion l’obligation burlesque de l’autre. Mais à nouveau, pas d’inquiétudes ! Si la comédie n’était qu’une simple compilation de blagues futiles, la littérature n’en serait pas la aujourd’hui.

Trêve de suspens, si suspens il y a quand on parle de comédies, Molière sera au rendez-vous ! A celui ayant fait de la langue française son bien, ayant mis à mal la censure de l’époque et ayant à jamais ses oeuvres dans le Panthéon du théâtre, voila donc le dramaturge sur lequel sera porté ce second épisode. Plus besoin par conséquent de demander pour lui tel Orgon pour son Tartuffe, le fou parmi les fous y sera honoré.

La transition romantique

D’après Hésiode, les âges qui suivent l’apogée n’en sont que de pâles copies médiocres, et chacune représenterait un pas de plus vers la décadence. Que je fusse né plus tôt ou mort plus tard, cela aurait pu être vrai, mais impossible n’étant pas français, il faudrait être fou pour penser que les écrivains accepteraient un sort si injuste ! Car même si certaines décennies furent sombres de par leur simplicité artistique, la flamme de la littérature française ne s’éteint jamais et le phénix de l’âge d’or renaquit toujours de ses cendres.

Et justement, voici venu le temps de cette renaissance, ce fameux renouveau que sera le romantisme pour l’art de la scène. Cependant, même si un chef de file nous vient immédiatement à l’esprit à la simple énonciation de ce courant, Hugo ne sera pas l’homme mis à l’honneur concernant le sujet. Malgré tout, vous y verrez mentionné la célèbre préface de Cromwell, manifeste pour une révolution littéraire. que devait accepter la littérature.

D’ailleurs, Hugo écrivit que l’amitié ne remplit pas tout le coeur, mais cette dernière rassemble néanmoins les partisans. Et alors que Musset accusait le monde d’être un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fanges; vous contemplerez à travers ce quatrième épisode qu’il fut, malgré son image de dramaturge maudit, l’homme qui permit l’apport d’une dimension supérieure au théâtre français.

La renaissance du théâtre

Pour terminer, car il le faut bien un jour malheureusement, vous voyagerez une dernière fois grâce à La Crème et admirerez un dernier sursaut de génie qu’à connu l’art de la scène à une période où il était crucial pour la littérature de redonner ses lettres de noblesses à la France.

Le dernier écrivain sur lequel vous passerez le temps d’une lecture se trouve justement remis à l’honneur, dernièrement avec une pièce et plus récemment avec un film. Loué soit le créateur et que lauriers soient jetés à son oeuvre devenue immédiatement inoubliable, royalement récompensée, et éternellement extraordinaire. Au vu du titre de ce premier épisode, ce dernier sujet abordé est sans surprise, mais comme pour le choix du classicisme, obligatoire. Le terminus se fera donc à l’arrêt Rostand !

En constatant la légende du personnage, vous ne pouvez que pensez qu’elle ressemble à un roc, que c’est un pic, que c’est un cap, que dites-vous, c’est un cap ? C’est une péninsule ! Mais alors qu’on peut s’amuser à le citer, ne serait-il pas mieux d’en faire l’exposé ? Et vous qui possédez de l’esprit et des lettres, débutez désormais, du théâtre la quête.

L. Cohen

La pièce « Moise », signée Liam Cohen, disponible sur l’application Kindle (IOS, Android, Liseuse).

 

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