La crème #5 – La pièce ultime

Au commencement il n’y avait rien, vint ensuite l’Homme et vint enfin l’art. Bienvenue dans La Crème, la chronique littéraire qui abordera le thème de l’art de la scène, et aujourd’hui, comme dit au premier épisode, découvrez le créateur de la plus célèbre pièce jamais écrite.

Puisqu’il faut conclure cette chronique en beauté, présenter un acte final spectaculaire, auriez-vous pu imaginer meilleure pièce ? Non bien sûr ! Bien entendu, juger quelle pièce serait la meilleure du théâtre français est impossible, mais Cyrano de Bergerac représente probablement tout ce que le théâtre peut offrir de plus grandiose !

Mais d’où proviendrait cette aura mythique qu’on accorde à cette pièce ? Et bien c’est très simple, elle regroupe tout l’art de la scène en une seule oeuvre. Rostand n’est certes pas le dramaturge le plus connu, mais, il a tout de même réussi l’exploit, en constatant tous les génies l’ayant précédé, à inscrire sa pièce dans le panthéon du théâtre !

Rostand apporte une création encore jamais vue auparavant, tout est dans l’excès, en commençant par le nombre de personnages, une trentaine nommés et une centaine au total. Les changements de décors incessants contribuent eux aussi à marquer les esprits, passant d’un simple café bruyant à une nuit silencieuse sous un balcon, pour ensuite vivre une terrible bataille militaire et terminer dans la sérénité d’un couvent. La tragédie appartenant à Corneille et Racine, la comédie à Molière et le drame à Musset, vous verrez que Rostand s’appropria une partie du prestige de chacun pour concevoir son oeuvre !

Une folie théâtrale

Ah ! non ! C’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu ! Bien des choses en sommes… En variant le ton, par exemple tenez : Descriptif : Ô lecteurs, de cette oeuvre lisez ! Elogieux : Ce Rostand ! Dramaturge malade ! Avec son talent fou réunis la pléiade de ses prédécesseurs, et ce, en une pièce, pour offrir au public la joie et la tristesse ! Comique : Et Cyrano, comment puis-je oublier ! De mentionner cet homme avec comme nez, immense péninsule, s’offrant en compliments reproches et insultes. Tragique : Mais ce nez est un tort à porter, empêchant à son coeur de pouvoir être aimé. Des mots tous fabuleux, ô lamentable atour, enlevant à jamais les bontés de l’amour. Festif : Malgré tout, tu restes le héros, et tous lèvent leurs vers à ce grand Cyrano ! Fantastique : Voila ! Une tonalité, que Rostand a inscrit dans sa pièce sacrée, rappelle-toi l’exploit que tu fis dans la nuit, gagnant chaque minute pour empêcher celui, qui voulait pour l’aimée, un bien sombre malheur, mais toi ange déchu protégea son bonheur !  Amical : Là aussi ! Tu fus l’humble messie, caché sous le balcon offrant à ton ami, la possibilité de connaitre la joie, recevant un baiser, et cela grâce à toi !  Epique : Enfin il faut rappeler l’épisode, où ce cher Cyrano fut jeter en exode. Mais alors que le monde espérait voir ta perte, tu fis à l’ennemi vivre grande défaite ! Pathétique : Non ! Non !  Il faudra l’énoncer, cette sombre douleur pendant bien des années. Portée, et ce depuis la mort de l’innocent, qui fut pour Roxane, le plus beau des amants. Tu gardas bien secret la triste vérité, de l’homme ayant écris mais aussi envoyé, des lettres d’affection bravant même la guerre, pour offrir au théâtre un amour légendaire !

Conclusion

Ici se termine la première édition de La Crème, en espérant que la voyage à travers les portes du temps fut riche en émotion et en culture théâtrale. Celui que vous lisez vous remercie, chers lecteurs, pour le temps accorder à sa plume. Que ce soit la tragédie, la comédie ou encore le drame, voyez comme l’art de la scène mérite ses lettres de noblesses ! Certes, de nos jours cela est moins reconnu, au plus grand malheur de la société, mais il reste malgré tout, ne l’oubliez jamais, le genre littéraire ayant permis à la littérature française de devenir une des plus éminentes de l’Histoire. A vous qui possédez de l’esprit et de lettres, terminez désormais, du théâtre la quête !

L. Cohen

La pièce « Moise », signée Liam Cohen, disponible sur l’application Kindle (IOS, Android, Liseuse).

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