Abrahm, Spaceship dans les bacs

Cela fait maintenant un an que Abrahm partagea son expérience de jeune DJ avec le journal Conception, nous avons donc décidé, à l’occasion de la sortie de son premier album, de publier un deuxième épisode sur ce jeune belge qui ne cesse d’impressionner autour de lui. Alors que l’année 2018 annonçait déjà un avenir prometteur, Abrahm nous a réservé un début 2019 confirmant cette impression. Le dernier entretien s’étant penché sur les prémices de sa carrière, nous vous proposons aujourd’hui d’axer le sujet sur son premier EP : Spaceship. La sortie annoncée le 15 mars, les vinyles vous attendent désormais chez tous les disquaires. D’un artiste à un autre, il est bon de voir que le monde dans lequel nous appartenons est désormais marqué par notre trace, mais bien entendu, cela n’est que le début!

Quel sentiment cela vous procure de voir votre œuvre dans les bacs ?

C’est un sentiment particulier de pouvoir non seulement toucher physiquement sa propre musique, mais aussi, de la partager dans des disquaires de qualité. Entrer dans le “recordshop” de ta ville et voir ta première « release » est un plaisir fort agréable. J’ai le sentiment de passer aux choses sérieuses mais surtout je ressens cette première sortie comme une forme d’émancipation personnelle. Je me sens encore plus confiant d’affirmer que je suis un artiste à part entière ; c’est une nouvelle étape pour moi, dans le sens où je matérialise ma passion en partageant quelque chose qui raconte une histoire, mon histoire.

Comment s’est passé la construction de ce premier projet ?

Ce fut un long processus, après deux ans d’apprentissage, me faisant obtenir une meilleur maitrise de mon art, j’ai décidé de me lancer dans la création de mon premier EP. En pleine période d’année sabbatique, j’ai justement décidé de prendre du temps pour me consacrer à la fois à mes « Dj-sets » aux quatre coins du globe, mais surtout, à commencer la préparation du projet Spaceship. Cela m’a pris un an afin de sélectionner, créer, décider et finaliser mon album. J’ai trouvé le nom et le thème, l’artwork fut cependant réalisé par une graphiste portugaise qui s’occupe des visuels du Club 118. Une fois tout le projet bouclé, tout fut emballé et conclu à Berlin, en quelques sortes le temple de la musique techno, où fut produit le premier tirage de mes vinyles. Finalement, en mars 2019,  les premiers exemplaires sont arrivés et je suis allé en distribuer à deux excellents disquaires de Bruxelles : Crevette Records et Doctor Vinyl. Pour l’instant uniquement sur le marché belge, le reste de l’Europe devra encore patienter un peu avant d’en recevoir. 

Quel univers avez-vous tenté d’apporter, notamment à travers le titre ?

Spaceship propose un voyage oxymorique, vers le froid brûlant, ou vers une sombre lumière. La techno à cet esprit paradoxal car elle peut à la fois envouter et adoucir, ou d’un autre côté, « agresser » sans concession ! L’album évolue crescendo en démarrant avec un BPM (Beat per minute) plutôt calme, pour finir sur un rythme effréné que j’estime être le climax dansant du projet. C’est en quelques sortes un portrait de la nature humaine : un équilibre imparfait entre le bon et le mauvais qui nous habitent. C’est à travers cette idée que je me définirais, quelqu’un de bienveillant mais avec des zones d’ombres.

Quels bénéfices en avez-vous tirés ?

Je pense que cela m’a apporté une maturité artistique et une confiance dans mes futures productions. J’ai des retours positifs d’artistes de qualité et de « clubbers » expérimentés qui savent ce qu’est un bon morceau. J’ai aussi désormais hâte de pouvoir présenter mon prochain projet et maintenir une bonne cadence de production.

Avez-vous prévu de futurs dates ainsi que projets pour cette année 2019 ?

Je compte organiser un apéro le 7 avril, ça sera une opportunité de fêter cette première sortie. Les invités pourront profiter de plusieurs festivités ainsi que se procurer l’album Spaceship.

De plus, j’ai récemment lancé un nouveau concept de soirées Techno sur Bruxelles : BXLIN (alliance entre Bruxelles et Berlin). La première édition s’est déroulée dans le mythique club du Fuse qui existe depuis plus de 25 ans ; un passage obligatoire pour un DJ ! Ce fut l’occasion d’y jouer ma première représentation et en même temps de partager les platines avec Antigone (DJ-producteur français) dont j’apprécie énormément le travail.  Résident du Concrete à Paris, chaque prestation est pour lui une opportunité d’enflammer ce lieu hors du commun ! 

Hormis cela, je souhaite prendre un peu de recul  pour recevoir toutes les critiques de mon premier album, préparer par la même occasion le second, ainsi que me focaliser sur mes études. J’en profiterai surement pour organiser les « bookings » de l’été, peut-être le Brésil, Tel-Aviv, Berlin ou encore les Etats-Unis. Mais pour l’instant, je préfère profiter de ce moment de partage avec ceux qui me suivent à Bruxelles. 

Merci à Abrahm de nous avoir accordé ce second entretien, nous ne pouvons que le féliciter pour cette première oeuvre, méditée mais aussi construite de manière assidue. Le public belge étant le premier à pouvoir se procurer l’album, il est aussi le premier à pouvoir en profiter ; les autres publics devront patienter quelques temps avant de retrouver Spaceship dans les bacs. Malgré tout, il est disponible tout de même sur Spotify ! N’hésitez pas non plus à suivre Abrahm sur sa page pour être tenu au courant de ces futures prestations et autres annonces ! 

L. Cohen

Les commentaires sont fermés.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :